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Mes critiques ciné
En direct des salles obscures
 

ch'tisBIENVENUE CHEZ LES CH'TIS*****, Un film de et avec Dany Boon, avec Kad Merad, Stéphane Freiss, Zoé Felix, Anne Marivin, Philippe Dusquesne, Line Renaud et Guy Lecluyse.

Résumé : Philippe Abraham est directeur de la Poste de Salon de Provence. Il est marié à Julie dont le caractère dépressif lui rend la vie quasi impossible. Demandant sa mutation pour une autre poste sur la Côte d'Azur, il se retrouve muté dans le Nord-Pas-De-Calais, à Bergues.... Pour lui, c'est l'horreur.. le Nord, c'est le froid, les alcooliques, la dépression assurée....

Critique : "Attention, film culte.... Hein Biloute!!!" - COUP DE CŒUR
Je ne sais pas si vous avez vu ce film, mais je n'ai jamais autant ri au ciné depuis peut-être Les Visiteurs..... enfin, bref, ce "Ch'ti" est un pur bonheur.
Les acteurs s'en donnent à cœur joie. Kad Merad est MAGNIFIQUE, et je pèse mes mots... ! Il est, avec Dany Boon, la pierre angulaire de ce fabuleux film.
Que de scènes cultes, le passage de la pancarte "Bienvenue dans le Nord-Pas-De-Calais" est mémorable, la longue scène de la tournée des postiers bourrés à vélo est d'anthologie, la fausse cité minière, la baraque à frites... Que de scènes cultes.... Que du bonheur!

Mais au-delà des scènes, il y a aussi cette langue, le ch'ti... on est aussi perdu que KAd quand un ch'ti lui parle en ch'ti.... ET je ne suis pas du Nord, alors j'avoue que ce n'est pas évident par moment à saisir.. mais c'est trop bon! Les "Biloutes", Boubourse, quiens, chiens, etc...
On est submergé par la bonne humeur générale de ce film, et on se tord de rire du début à la fin.
Un film coup de pub pour une région qui sent bon la bonne humeur.

Franchement, moi j'applaudis une telle réussite...
Bravo, vraiment bravo à Dany Boon pour cet excellent film, à voir et à revoir. Bravo à Kad Merad pour son jeu  très communicatif. Les autres personnages sont tous excellents. Les deux postiers, Philippe Dusquesne (ex-Deschiens) et Guy Lecluyse sont à mourir de rire. La jeune Anne Marivin (Annabelle) est craquante comme tout et Zoé Felix est magnifique.. A noter les apparitions de Stéphane Freiss, Patrick Bosso et Galabru.
Donc, mention spéciale à Dany Boon qui nous propose un film attachant à l'humour ravageur et très communicatif...
Finalement pas besoin d'effets spéciaux et d'un budget pharaonique pour réussir un chef-d-œuvre!

Un super, super film! Aussi fort peut-être qu'une bonne tranche de Maroille! Longue vie aux "Ch'tis"!!!

A ne pas louper! 




GATESBENJAMIN GATES ET LE LIVRE DES SECRETS**, un film de Jon Turteltaub, avec Nicolas Cage, Diane Kruger,  Jon Voight, Ed Harris et Harvey Keitel.

Résumé : Aux dernières nouvelles, l'arrière-arrière grand-père de Gates aurait joué un rôle dans la conspiration pour l'assassinat d'Abraham Lincoln. Décidé à réhabiliter la mémoire de son ancien, Gates, grâce à des indices, va voyager de Paris à Londres avant de retourner aux Etats-Unis afin de trouver le plus grand des trésors et prouver l'innocence de son arrière-arrière grand-père...

Critique : "Vivement Indy 4!!"
On prend les mêmes et on recommence.... ou presque..
Exit l'excellent Sean Bean, voilà le nouveau méchant pas très gentil mais pas très méchant non plus, Ed Harris. Une gueule quoi!
On retrouve bien sûr notre Nicolas Cage dans le rôle de Benjamin Gates. Ou l'art de déduire de n'importe quelle phrase, un indice aussi évident qu'une victoire du PSG...!!!! Vous l'aurez compris, ses déductions ne sont pas toujours claires et sont assez "tirées pas les cheveux!".
Le jeune Justin Bartha reprend le rôle de son Riley d'accolyte, toujours prêt à rencontrer l'âme sœur dans n'importe quelle situation, essayant de se faire passer pour un vrai aventurier qu'il n'est pas. Il est la touche humoristique de ce film, et ça, ça fait du bien!
Diane Kruger, reprend son rôle de conservatrice de musée. Elle est classe, belle, et complète avec un peu d'humour le rôle de Cage.
On retrouve également l'excellent John Voight dans le rôle du père Gates, qui finalement part à l'aventure malgré les préjugés sur son fils.
Et bien sûr le trop rare Harvey Keitel dans son rôle d'agent du FBI, gardien du secret des templiers, et qui en vient tout de même à donner quelques coups de main à la famille Gates.
Certes, avec un tel casting, le film aurait pu être supérieur au précédent... et bien non. Du coup on a vraiment l'impression de voir le même épisode. Mettons de côté le côté historique (il vaut mieux!), et si on s'attarde sur l'histoire en elle-même, elles est bourrée de contradictions et surtout elle cède à la facilité.
Car notre Benjamin Gates est décidément le roi de la cambriole. Aucun problème pour pénétrer dans Buckingam Palace.... dans les appartements de la Reine.... Pas de soucis non plus pour pénétrer dans le bureau ovale et qui plus est, kidnapper le Président des Etats-Unis....
Bref, vous l'aurez compris, ce film n'est pas très rationnel et ne se prend vraiment pas au sérieux. On a même droit à un passage des "Mystèrieuses Cités D'Or".. mais pas d'Estéban et de Ziya, ni de Tao!
En résumé et pour faire court, c'est Disney, c'est gentil, pas trop mal réalisé, les interprètes semblent s'être bien amusé.... c'est pas un mauvais film, mais il ne laissera pas une empreinte indélébile dans le panthéon du septième art.

 




CORTEXCORTEX***, Un film de Nicolas Boukhrief avec André Dussollier, Pascal Elbé, Marthe Keller, Claire Nebout et Aurore Clément.

Résumé : Commissaire à la retraite, Charles Boyer souffre de la maladie d'Alzheimer. Pour ne pas devenir un poids pour sa famille, il décide d'entrer à la Résidence, un établissement spécialisé pour soigner les malades souffrants de la maladie d'Alzheimer.
Il réussi à s'adapter assez bien à sa nouvelle vie, mais voilà que des patients meurent. Rattrapé par son instinct de flic, Boyer va mener son enquête car il est persuadé que les patients ont été assassinés. Sa mémoire lui jouant des tours, il va mener un enquête périlleuse...

Critique : "Quand la mémoire nous joue des tours..."
Voilà un film français réussi. Un film noir, un huis-clos angoissant et une interprétation impeccable.
A peine arrivé à la Résidence, on sent déjà que Charles Boyer est sur ses gardes. Ses réflexes de flic prennent un peu le dessus sur son comportement.

Quand les premiers patients commencent à disparaître, Boyer devient pratiquement parano. Persuadé qu'un tueur en série se cache parmi le personnel de la Résidence, il enquête à l'insu de tout le monde. Mais afin de ne rien perdre de son enquête, il doit tout noter pour pouvoir s'en rappeler.

La réalisation est elle impeccable. Le spectateur devient pratiquement comme Charles Boyer, on est presque amnésique au fil de l'avancée de l'histoire. On ressent vraiment le malaise causé par cette maladie terrible qu'est Alzheimer. Les premiers plans du film en disent long sur le sujet. On voit Dussolier, par ailleurs impeccable dans son rôle, prendre ses affaires dans le tiroir ou il est écrit "Chaussettes". Chaque porte, placard et tiroir est affublé d'une inscription correspondant à son contenu.
Chaque idée ou suspect est noté sur le carnet de Boyer... Malheureusement pour lui, il semblerait que Boyer écrive toujours sur la même page! Pas évident pour recouper les indices et faire avancer l'enquête... Il devra alors fouiller dans sa mémoire et dans la Résidence afin de mettre la main sur le tueur.

On est impressionné par le jeu de Dussolier. On souffre avec lui, on enquête avec lui, on oublie avec lui... Un film en forme de casse-tête façon puzzle! Un jeu de mémory géant. Une œuvre forte et sensible sur un sujet qui ne l'est pas moins.

 




nuitLA NUIT NOUS APPARTIENT****, Un film de James Gray, avec Joaquin Phœnix, Eva Mendes, Mark Walhberg et Robert Duvall.

Résumé : Fin des années 80, New-York. Bobby est le gérant d'une boîte de nuit appartenant à une famille russe. Le trafic de drogue prend de l'ampleur sur le monde de la nuit et les établissements comme celui de Bobby servent de plaque tournante.
En pleine ascension, Bobby doit cacher ses liens avec sa famille. En effet, son frère Joseph et son père Burt sont d'éminents représentants de la police new-yorkaise... Bobby va devoir choisir son camp lorsque les affrontements seront de plus en plus violent.

Critique : "We own the night..."
C'est cette phrase qui est inscrite sur les insignes de la police new-yorkaise. Histoire de mettre en garde les truands et de leur faire comprendre que se sont eux, les flics, les maîtres de la nuit!
Mais pour Bobby (Joaquin Phœnix, impeccable dans son rôle), c'est une terrible gymnastique. Afin d'assurer la sécurité de sa famille et surtout la sienne, il doit prendre un nom d'emprunt. De cette manière les russes ne pourront retrouver les origines de sa famille, policiers de père en fils. Seul lui, le vilain petit canard a choisi la voix du "gangster" selon son père.
Sans vous en dire plus, ce film de gangster n'est vraiment pas comme les autres. Là ou Ridley Scott nous propose un "American Gangster" violent dont le héros met sa famille à contribution dans son business, James Gray lui emprunte un autre chemin. Celui du mensonge et de la naïveté. Car Bobby est naïf. Ne voyant que son ascension dans le monde de la nuit, il devient aveugle par rapport aux trafics qui s'opèrent dans sa boîte. Dès lors, son père et son fils nommé à la tête de la section des stups décident de mettre Bobby dans le coup et lui demande de "balancer" ses "amis". Bobby va bien sûr refuser cette alliance peu arrangeante pour son business. Malheureusement pour Bobby, son refus va être la déclaration de guerre entre les flics et la mafia russe.
Descentes dans la boîte nuit, flics abattus devant leur domicile.... la nuit devient très chaude à New-York. Mais au-delà de cette histoire de gangster, c'est celle de la famille qui prend le pas.
Car le message fort de ce film est celui des liens du sang. Il nous apprend que les différences de jugements et d'opinions dans ce genre d'affaire peuvent êtres fatales pour une famille.
Il nous apprend également que l'être humain, malgré ses faux pas et ses erreurs peut devenir meilleur et aider les siens.
Côté casting, c'est du haut de gamme. Joaquin Phœnix joue à la perfection son rôle très ambigu. Déchiré entre son job teinté de mafia russe et sa famille qui le pousse à se rallier à leur cause, il est surprenant. Robert Duvall est LE patriarche de la famille, le vrai décideur, c'est lui qui va mener l'enquête et essayer de faire passer son "Bobby" du bon côté. Mark Walhberg est également impeccable dans son rôle de policier prêt à tout pour contrer le trafic de drogue. Et la belle Eva Mendes donne la touche glamour à ce film.
Côté réalisation, c'est quasiment du Scorcese! Une caméra au plus près de ses acteurs, Gray film le monde de a nuit comme un personnage à part. Il n'est pas loin du cinéma des années 70. La couleur de la pellicule et son sens du montage "non-nerveux" en font un film à part dans la collection des films de gangsters. Il casse les codes de ce film de genre. On est surpris par cette caméra douce et calme par moment, nerveuse et réaliste lors des scènes fortes de ce film.
Ce film vous surprendra par ses valeurs et ses scènes oppressantes et terriblement réalistes.




AMERICANAMERICAN GANGSTER*****, un film de Ridley Scott, avec Denzel Washington, Russel Crowe, Ted Levine et Cuba Gooding Jr.

Résumé : Harlem, années 70. Franck Lucas, ex-chauffeur d'un parrain du quartier, reprend le trafic de drogue et est bien décidé à éliminer la concurrence. Son idée : vendre un produit deux fois plus puissant et deux fois moins cher! Pour cela, il va faire sauter tous les intermédiaires en s'approvisionnant directement à la source en Asie. La drogue est passée par des soldats revenants de perms lors de la guerre du viet-nâm. 

Critique : "L'histoire vraie d'un baron de la drogue!"

Ah!! Quel bonheur ce film! Un vrai film de mafieux! Des italiens, des blacks, des policiers corrompus! Un zeste de "L.A. Confidential", un peu des "Affranchis", quelques grammes des "Infiltrés" et un soupçon de "Scarface". Mélanger le tout et vous avez un "American Gangster" sous les yeux!
Scott réalise un film nerveux et une satire imparable des années 70 et de la corruption. 

Ayant embauché toute sa famille, Franck Lucas est bien décidé à être le seul parrain de la drogue sur Harlem. Harlem lui a tout donné, et il compte bien se servir! Profitant de la guerre du Viet-Nâm et de ses nombreux contacts, il réussi à passer outre les intermédiaires et à se fournir directement en Asie! Proposant une drogue pure et moins chère, Lucas va se créer un véritable empire.

Les jalousies se feront légion à Harlem, car la drogue est normalement fourguée par les italiens. Mais ce que n'avait pas prévu Lucas, c'est que la police est également dans le deal. Et son succès n'est pas du goût de tout le monde!  Il semblerai qu'Harlem reprenne aussi ce qu'elle a donné. Mais Lucas ne l'entend pas de cette manière...

De l'autre côté, celui des flics, Richie Roberts est ambitieux et désire être admis au barreaux du New-Jersey. Le seul flic honnête qui devient la risée de ses collègues lorsqu'il restitue 900 000 $ à la justice au lieu de les garder pour lui! Délaissé par ses collègues qui ne le soutiennent même pas quand il descend dans les rues de Harlem en solo, il se voit offrir une proposition par ses supérieurs.
Selon la volonté de Nixon de lutter contre les ravages de la toxicomanie, une antenne du bureau des stups est créée dont la direction est proposée à Roberts. Pas de compte à rendre, pas de hiérarchie, juste son équipe et des moyens financiers pour mener à biens leurs enquêtes.
Mettant son équipe en place, Roberts va donc découvrir le monde des toxicos et des trafiquants. Mais il va surtout se heurter à une certaine justice. Celle des flics corrompus et des dollars faciles.
Et pendant ce temps-là, le business de Lucas devient incontournable, faisant des ravages dans tout Harlem.

Denzel Washington (Franck Lucas) nous offre une composition éclatante. Il est violent et imprévisible dans son business. Certaines scènes font penser aux "pétages de plomb" de Joe Pesci dans les Affranchis. Et il est attachant et aimant dans la relation qu'il entretient avec sa mère. Un grand rôle pour un acteur devenu incroyablement incontournable! Russel Crowe est également surprenant dans son rôle de flic bien décidé et très honnête, jonglant entre son couple qui se dégrade et son job qui lui en fait voir de toutes les couleurs!

Un grand, grand film, avec des scènes d'antologies, des acteurs impeccablement mis en valeur par la réalisation nerveuse de Ridley Scott.  




OMBRELES PROMESSES DE L'OMBRE****, un film de Davd Cronenberg, avec Naomi Watts, Viggo Mortensen et Vincent Cassel.

Résumé : Londres, de nos jours. Jeune infirmière, Anna est boulversée par le décès d'une jeune fille qu'elle aidait à accoucher. L'enfant se retrouve alors sans parents. Elle tente de retrouver sa famille à l'aide du journal intime de la fille. Mais en poussant la porte d'un restaurant russe, Anna ne se doute pas qu'elle va entrer dans un monde violent et sans scrupules...

Critique : "Un thriller tranchant comme une arme blanche!"

On avait laissé Cronenberg très affuté avec "A History Of Violence", avec déjà Viggo Mortensen dans le rôle principal. Dans ce film, il décrivait le plus bas instinct de l'âme humaine, c'est-à-dire la violence qui se cache en chaque être humain.

Avec ce nouveau film, il continue de sonder cette chaire et cette âme d'une manière toujours aussi crue et cruelle. Car comment ne pas être touché par le destin unique de cette jeune fille qui meurt en couche et qui donne la vie après d'affreuses souffrances. 
Anna, interprétée par la sublime Naomi Watts, tente par tous les moyens de retrouver des traces de la famille de la jeune fille.
Les indices sont maigres. Un simple journal intime écrit en russe, et sa vie va en être boulversée. Traduit en partie par son oncle russe d'origine, Anna entre en contact avec le patron d'un restaurant russe Seymon (Armin Mueller-Stahl, magnifique) qui semble être dispo pour l'aider dans ses recherches. Elle rencontre également le fils complétement frappadingue et vodkaïnomane Kirill (Vincent Cassel, impressionnant!), ainsi que le chauffeur et accessoirement homme de main, Nikolaï, joué par le grand Viggo.
Anna se rend compte petit à petit que ce journal renferme des secrets dont certains feront tout pour qu'ils le restent. Anna va mettre sa vie et celle de sa famille en danger. Sans le savoir, Anna a franchi la porte de la mafia russe.
Elle trouvera tout de même un allié là où elle ne l'attendait pas, mais cette "union" pourrait faire couler beuacoup de sang si certaines choses étaient divulgées...

Cronenberg nous propose un film violent autant dans certains de ses propos que dans certaines scènes "chocs". Mais l'histoire, qui tient la route, est remplie d'une force et d'une espèrance impressionnante. On est pris par le récit et la recherche d'Anna. On est bluffé par le jeu des acteurs et par la réalisation "crue" du maestro Cronenberg. Viggo Morentensen est vraiment angoissant, Vincent Cassel est prodigieux dans son rôle de voyou hyper dangereux et Armin Mueller-Stalh est très inquiètant. Quand à Naomi Watts, elle est cette lueur qui nous laisse entrevoir qu'il reste un peu d'espoir dans ce monde glauque et brutal.

Un grand coup de chapeau à Cronenberg qui réalise avec ce film une petite pépite, certes violente je vous l'accorde, mais qui ne laisse pas indiffèrent. 




BOURNELA VENGEANCE DANS LA PEAU*****, Un film de Paul Greengrass, avec Matt Damon, Julia Stiles et Joan Allen.

Résumé :  Implaccable machine à tuer made in CIA, Jason Bourne voulait disparaître des tablettes de l'agence. Il n'aura de repos une fois sa véritable iddentité révélée. Pourchassé par les fédéraux et les polices mondiales, Bourne veut faire éclater la vérité au grand jour et se venger de ceux qui l'ont manipulé.

Critique : Un agent dans la peau!
Dernier chapitre d'une trilogie d'enfer, après "La mémoire" et "La mort", revoilà notre cher Jason Bourne dans une "Vengeance" très attendue.

A la manière des grandes histoires, non seulement ce dernier opus se démarque des 2 autres au niveau du scénario, mais surtout il parachève une trilogie qu'il faut voir dans sa globalité. Bien sûr que chaque partie est réussie, mais c'est surtout la vision d'ensemble qui donne à cette histoire hors du commun sa vraie force.

Bourne cherche donc par tous les moyens à découvrir qui il est, et fera tout ce qu'il lui est nécessaire pour parvenir à ses fins et faire payer ceux qui ont déclanché cette opération.

Paul Greengrass, déjà réalisateur du second volet, nous entraîne dans cette folie qui renvoie les James Bond et certains Jack Bauer à la catégorie des ringards. Car la force insufflée dans "La Mort dans la peau" est toujours palpable dans ce troisième et dernier volet. Une réalisation impressionnante nous entraîne de Londres à Tanger, en passant par Paris et Rome. Les scènes d'actions sont de vraies prouesses techniques qui font passer Scharzy et autres Seagal pour de vraies "fillettes"!

Le réalisateur nous laisse que peut de répis. Le rythme est très haletant, et on a vraiment l'impression de souffrir avec Bourne tellement nous sommes près des personnages.

Mais le plus intéressant (mis à part les véritables révélations concernant Bourne) c'est cette dualité entre le Jason Bourne tueur-formaté et le nouveau Bourne qui désire que tout s'arrête. On ressent presque une certaine schizophrénie dans le jeu de Matt Damon, qui je dois l'avouer, a trouvé avec cette trilogie un rôle qui lui colle à la peau! Matt Damon nous propose un jeu tout en finesse, sans trop en faire finalement. La torture intèrieur de Jason Bourne est  réellement palpable. Son personnage prend vraiment de la valeur dans ce dernier épisode.

A l'aide d'indices et de flash-back superbement amenés, Paul Greengrass nous dévoile peu à peu cette histoire incroyable qui a pour centre le seul personnage de Jason Bourne. Aidé par Pamela Landy (Joan Allen), Jason Bourne se rend compte qu'il n'est qu'un pion sur un échiquier dont le but est le secret et l'abus de pouvoir.

Un seul regret cependant : c'est normalement le dernier volet d'une trilogie adaptée des Best-Sellers de Robert Ludlum.
Jason Bourne connaît enfin la vérité sur son passé et il connaît son iddentité. Sera-t-il heureux ensuite, pourra-t-il vivre après ça? Les réponses viendront peut-être un jour...

Un grand film d'action, une réalisation d'enfer, un acteur qui se donne à fond et une histoire exceptionnelle. Le tout donne à cette trilogie un véritable impact qui laissera des traces dans l'univers si large du grand cinéma.


A voir pour les vrais fans comme moi de Jason Bourne.
Bonne séance et à bientôt.




 
stephan.doudou
 
Bonjour à toutes et à tous. Merci de visiter mon blog cinéma. Sur celui-ci vous trouverez mes critiques ciné des films que j'ai pu voir. Mon système de notation : Pas d'étoiles -> je vous le déconseille. Une seule étoile -> bof... 2 étoiles -> pourquoi pas, à la rigueur, y'a mieux... mais c'est pas trop mal! 3 étoiles -> bon film ! 4 étoiles -> vraiment bien, à voir! 5 étoiles -> un chef-d'œuvre, à ne pas louper!!! N'hésitez pas à laisser un commentaire si vous le désirez! Doudou
 
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2006-09-24 19:59:11
 
Dernière mise à jour
2008-03-16 13:17:18
 
 
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